Kozeries en dilettante

blog garanti sans ligne éditoriale

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - mes petits cailloux (2006-1960)

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi 25 janvier 2007

Petits cailloux et ricochets

En novembre et décembre 2006 j'ai remonté les années de 2006 à ma naissance au rythme d'un billet par année et ce qu'elle m'évoquait. J'ai appelé cette série de billets « Mes petits cailloux 2006-1960 ». A l'issue de cette série j'ai eu envie de le reprendre en sens inverse et quelques blogueurs ont décidé de suivre avec moi leur propre chemin.

Des discussions ont eu lieu au détour de quelques billets et de mon premier caillou du retour à l'issue desquelles un blog collectif vient d'être créé : Petits cailloux et ricochets accueillera les textes de tous ceux qui souhaitent y participer. Les modalités pratiques sont expliquées sur cette page.

Qui peut participer ?

Absolument tout le monde, blogueur ou non, né en 1920 ou en 2000. Le seul impératif est de suivre l'un des chemins aujourd'hui -> l'année de votre naissance ou l'inverse. Vous pouvez publier sur votre blog si vous en avez un puis republier sur le blog collectif ou ne publier que sur le blog collectif. Les années où l'on n'a rien à dire sont permises mais il faudra quand même créer un billet pour cette année-là sur votre chemin, quitte à n'y déclarer qu'un R.A.S. Chaque chemin doit être complet à partir de l'année que vous aurez choisie pour démarrer (aujourd'hui ou votre année de naissance selon le sens du chemin que vous emprunterez).

Quand publier ?

Euh ben ça je n'y ai pas réfléchi. Quand on veut ? Ou quand le gros des troupes en arrive à votre année ou ???

Comment s'inscrire ?

C'est tout expliqué sur la page du wiki.

mardi 23 janvier 2007

Ricochets

J'entame demain le chemin du retour des Petits Cailloux.

C'est parti pour 1960 -> 2006. Ici. A un rythme moins soutenu que le chemin 2006-1960 et en tout état de cause forcément erratique car je préfère ne pas m'imposer le billet du lundi ou autre formule. Ça devrait quand même plus ou moins ressembler à de l'hebdomadaire.

Je les recopierai au fur et à mesure sur anna.fedorovna.org, où je fermerai sans doute les commentaires (ou pas, je ne sais pas trop), juste pour les avoir là tous ensemble dans leur coin à eux avec leurs tris possibles par an ou par chemin. Vous n'avez pas spécialemment besoin de vous y abonner si cette lecture vous intéresse puisque de toutes façons ils seront ici. C'est surtout pour moi, quoi.

Merci de vos suggestions et remarques les concernant dans les commentaires du billet précédent, ça m'a éclairci les idées à ce sujet.

Plusieurs d'entre vous ont parlé d'échos (moi évidemment je suis tentée d'appeler ça des ricochets...) L'idée d'un « Ricochets des blogeurs » ou autre collecriture me plaît énormément mais je ne v/peux pas me lancer là-dedans, j'ai déjà trop de blogs en maintenance (pas vrai, Xave ? ;)) Par contre, si l'un d'entre vous souhaitait piloter un tel projet je peux fournir l'espace (par exemple en sous-domaine de des-blogueurs.org) et m'occuper de l'installation d'un tel blog. A elle/lui de voir sous quelle forme cela pourrait se faire.

Merci encore.

samedi 13 janvier 2007

Dégrippage

Rien écrit depuis le 1er janvier, depuis ma ressuscitation. Enfin rien de personnel. Au début c'était délibéré, je voulais prendre de la distance, me détacher de cette série 2006-1960 qui avait un peu échappé à mon contrôle, sortir du vortex.

Je veux dire : je fus doublement surprise, par moi-même qui ne comptais que raconter des anecdotes et ai parfois quelque peu dérogé à cette règle de mon petto, par vous que je n'attendais pas à me lire si régulièrement, si complètement.

C'est marrant, je me suis sentie entourée. Il y avait quelque chose de spécial à vous savoir guetter le billet du jour, tout en n'ayant jamais le sentiment qu'il serait « jugé » (plus besoin de vous dire comme ces impressions-là me viennent pourtant facilement...), me sentant totalement libre de l'écrire ou non, et si l'écrire : comme je le voulais. Je vous assure que c'était très spécial, mais je ne sais pas trop bien comment l'expliquer.

Je vis parmi des gens, y compris certains au sein de l'équipe de Dotclear, pour lesquels l'écriture d'un blog « personnel » est une démarche asociale, monstreusement égocentrique voire mégalomane. J'ai commencé cette série avec cette idée en tête, la conviction que j'allais donner du grain à moudre à cette théorie et la décision de m'en foutre, bien décidée à ramasser les cailloux du petit poucet pour voir jusqu'où le chemin du retour me mènerait.

Ceux-là ne m'ont pas lue, soit qu'ils ne l'aient jamais fait ni même jamais lu aucun blog, soit qu'ils ne me lisent plus depuis longtemps, bien avant 2006-1960. Pour les uns ça m'arrange (ma famille par exemple), pour d'autres je m'en fiche. Mais pour certains ça me blesse, et ça n'a pas de sens ça, c'est le truc qui me turlupine, ne pas arriver à dépasser ça, ne pas comprendre pourquoi ce truc-là a soudain de l'importance puisque ça n'est pas nouveau et que jusque-là je n'y prêtais pas garde.

Ou alors je suis en effet monstreusement égocentrique, voire mégalomane. Ça craint.

lundi 25 décembre 2006

1960:00 Jésus et moi

Ce billet est dédié à Luciole, François et leur petite Louise, née ce matin, à 0h50 2h50.

Fin décembre 1960. La maternité nous laisse enfin sortir ma mère et moi, pour que nous puissions passer Noël avec Cassandre dans le petit studio où elles viennent d'emménager. Pendant les cinq semaines de mon séjour en couveuse, « madame Dix-Sept » n'a pas eu le droit de sortir et périssait d'ennui à l'hôpital, sauvée un seul après-midi en raison d'une réunion de parents dans l'établissement de ma sœur à laquelle on l'autorisa à se rendre sous le haut patronnage d'une infirmière-duègne chargée de veiller à ce qu'elle ne prenne pas la fuite en abandonnant le « bébé Dix-Sept ». Durant ces cinq semaines et malgré la crainte de l'abandon de son enfant illégitime au sort incertain par une femme de si mauvaises mœurs, on ne l'autorisa pas à me rendre visite. C'est avec la complicité d'autres mères qu'elle parvint à entrer dans la salle des couveuses la première fois au bout de deux semaines et à quelques rares reprises ensuite. C'est donc avec un réel sentiment de fête qu'elle rentre à la maison, décidée à ne pas s'alarmer à mon sujet malgré mes moins de 2,5 kg et l'annonce que les deux prochaines années seraient à surveiller de près car il était possible que l'anoxie ait endommagé mon cerveau.

Je m'appelle Anne, car Maman avait adoré Marie Déa dans « Les Visiteurs du soir » et que ça plaisait bien à Papa, notre visiteur du soir à nous, que je m'appelle comme sa mère Hannah.

13 novembre 1960 après-midi. Maman et Cassandre sont au cinéma[1] lorsque Maman ressent les premières contractions. Elle envoie ma sœur chez Mamie Louise et fonce à l'hôpital. Vingt-huit semaines ça fait beaucoup trop court, même si une naissance avant terme était prévue en raison d'un fibrome squatteur. On lui administre aussitôt des médicaments destinés à stopper le travail. Las, rien n'y fait. L'équipe médicale décide de procéder dans l'urgence à une césarienne et la machine se met en branle jusqu'au badigeonnage du ventre de la parturiente, totalement groggy par les médicaments. C'est à ce moment qu'on se rend compte que je suis engagée sur la voie naturelle et qu'il faut abandonner le projet du scalpel.

Maman est donc enjointe à renoncer à son apathie et à poussez, madame ! mais enfin poussez ! ne vous endormez pas !. On lui annonce une souffrance fœtale, on la somme d'y mettre du sien « si vous voulez avoir une chance qu'il soit vivant ». L'adrénaline déclenchée par cet avertissement et les spatules réussiront à me faire mettre le nez dehors vers 20h30.

L'autre jour, tandis que xave et moi parlions de ma peur de la mort. Il disait que pour sa part l'avoir vue de si près lui faisait considérer la vie tout autrement depuis. Le fameux carpe diem : profite du jour présent parce que tu ne peux compter sur demain. Je lui rétorquai en riant en évoquant ma naissance que pour ma part je pense qu'on n'a qu'une seule deuxième (et donc seconde, les esthètes de la langue française apprécieront) chance et que j'avais déjà « dépensé » la mienne, trop tôt pour en tirer si riche enseignement. Comme il me demandait si c'était une blague ou si je le pensais réellement, je me suis rendue compte à ma propre grande stupéfaction que je ne plaisantais qu'à moitié.

Lorsque je suis née, je pesais royalement 2,120 kg, j'avais le cordon ombilical doublement entouré autour du cou, les voies respiratoires obstruées ; au bout de quatre minutes sans crier on me jugea morte. Une puéricultrice tenta toutefois une opération de la dernière chance tandis que vers la table d'accouchement on déclenchait le branle-bas de combat car ma mère faisait une hémorragie.

Le carnet de santé Voyez-vous, Jésus et moi avons un point commun. Tous les deux avons été donnés pour morts et avons réssuscité. Sauf que pour lui on n'a pas de preuve, tandis que pour moi, si.

Notes

[1] Je ne sais pas quel film elles étaient allées voir. En attendant que je le leur demande, on n'a qu'à dire que c'était Zazie dans le métro, sorti quelques jours auparavant, parce que ça me plairait bien !

dimanche 24 décembre 2006

1962-1961:2-1 passages

Elles disent.

Au début, avant Massy-Palaiseau, où nous ne sommes restées que quelques mois, on a habité toutes les trois dans un tout petit studio dans le 13e. Ton berceau était au bout du lit où nous dormions toutes les deux. Le matin quand tu te réveillais et que tu as été assez grande pour le faire, tu passais de ton lit au nôtre. Tu étais très sage, tu as fait tes nuits en rentrant de la maternité, ne pleurant quasiment jamais. Par contre tu nous inquiétais, tu n'as commencé à parler qu'après deux ans bien tassés. Pas le moindre mot d'enfant auparavant, pas même « papa » ou « maman ». (Cassandre dit : si si, souviens-toi elle a dit un mot un seul jusqu'à deux ans « ca-handre », mon prénom.) La directrice de la crèche se faisait du souci aussi à ce sujet. Un jour elle nous a donné le numéro de téléphone d'un spécialiste. Tu as commencé à parler le lendemain ou le surlendemain. Incroyable.

Je me souviens.

De la crèche. Faux souvenir. Mon deuxième lycée en était tout proche et nous sommes revenues habiter quelque temps dans le treizième arrondissement quand j'avais entre 14 et 18 ans. J'y suis revenue depuis 2002. J'habite pratiquement en face. A l'époque du lycée, j'y suis allée, la directrice était la même, elle se souvenait de moi à cause de cette inquiétude qu'elle avait partagée. Il m'a semblé que je reconnaissais les lieux mais j'avais tellement envie de les reconnaître que je ne sais pas si c'est vrai.

Je me souviens que le passage d'un lit à l'autre s'est fait dans l'autre sens pendant des années avec ma sœur jusqu'à son mariage. Dès que notre mère était couchée elle venait me rejoindre dans mon lit-bateau et tâchait de se réveiller avant Maman pour retourner dans sa chambre. Quand elle est partie, j'ai eu beaucoup de mal à m'habituer à dormir seule.

1988, Maman m'aide à envoyer les faire-part de naissance de mon aîné. Elle dit : En 1962, ta grand-mère Louise était à l'hôpital, elle savait qu'elle allait mourir, un cancer. De l'hôpital elle a téléphoné à la femme de ton père. C'est elle qui lui a appris ton existence. Alors Aïda a voulu te rencontrer. J'ai dit : « Pas sans moi. » Alors ça ne s'est pas fait. Vers 1974-1975, avec Claire,[1] on nous avait demandé de faire des interview dans la rue pour un exposé. Alors on a eu l'idée de choisir comme thème la fidélité et d'aller interwiever « par hasard » la femme de mon père qui tenait une boutique d'accessoires de mode, je savais où. Je n'ai jamais osé ni même jamais osé non plus me poster à un coin de rue pour la voir sortir et connaître son visage. Je ne sais pas à quoi elle ressemblait.

Notes

[1] Claire, c'était bien avec toi ?

samedi 23 décembre 2006

1964-1963:4-3 séparations

Gribouille.

Un de ces deux Noëls-là, ou pour mon anniversaire, j'ai reçu l'une de mes rares poupées. Celle-ci était en tout point parfaite : le corps mou recouvert de tissu blanc, les membres en plastique un peu caoutchouteux, des cheveux courts et bouclés un peu rêches. Je ne me souviens plus à quoi je jouais avec elle mais je sais que je l'emportais partout avec moi. Quelques années plus tard, dans le village de l'Yonne où Maman louait une maison, j'allais jouer avec une autre petite Parisienne en vacances de mon âge. Elle m'emprunta ma poupée et ne voulut pas me la rendre. Je finis par en parler à ma mère qui vint avec moi la réclamer. « Ma fille a toujours eu cette poupée », répliqua sans vergogne l'autre mère à la demande de restitution. Je garde en mémoire une stupéfaction intense, l'assurance de cette femme me fit douter même des mille indices de taches, coups de crayon et autres tonsures dont j'avais décoré ma poupée au fil des ans. Les adultes ne sont pas censés mentir ni être malhonnêtes. Maman finit par laisser tomber mais me certifia croix de bois croix de fer que je ne perdais pas la tête. Cette poupée était la mienne et ces gens trop cons. Ma poupée s'appelait Gribouille, je trouvais que c'était un joli nom.

Déménagement.

Par là aussi, ma mère se voit attribué un logement à Ivry et nous quittons Massy-Palaiseau, mon école maternelle et surtout ma copine (dont j'ai oublié le nom). Je suis triste car on avait prévu de se marier plus tard pour élever nos enfants ensemble. Elle aussi vit seule avec sa mère, son père est mort. Je trouve que c'est pas mal aussi un papa mort, il ne part jamais. Le nouvel appartement est plus grand que l'ancien. Il est tout en haut de l'immeuble E5. Il y a plein d'immeubles, on appelle ça une cité. Le président-de-gaulle de la cité c'est la gardienne, elle sait tout. Elle s'appelle Mme Lachèvre. Maman l'appelle par son prénom : Camarade. Moi j'ose pas.

1966-1965:6-5 apprendre

Elles disent.

Quand tu avais vers les 4-5 ans, on allait presque tous les week-ends dans la maison de l'Yonne. Pour t'occuper pendant le trajet on t'avait appris à reconnaître le mot "Paris" et on t'avait confié la mission de nous avertir dès que tu voyais un panneau indicateur. Parfois tu signalais une autre ville mais on pensait que c'était de mémoire, comme on pensait que la lecture que tu faisais de tes livres était de la récitation. A l'entrée en CP, ton instit s'est rendue compte que tu savais lire couramment et compter alors la directrice a décidé de te faire sauter une classe. Ton père t'avait sûrement appris à lire en cachette.

Je me souviens.

De "Noriko, la petite Japonaise" et "Aslak, le petit Lapon", surtout de Noriko, mon préféré, avec sa belle couverture rouge et sa calligraphie en simili-japonais. C'étaient des livres-photos de Dominique Darbois de chez Nathan. Je ne me souviens plus comment ils ont disparu de ma bibliothèque. Probablement ont-ils été égarés lors d'un déménagement car je suis certaine que je ne m'en serais pas séparée volontairement. J'aimais beaucoup les livres-photos, j'ai lu et relu cent fois Crin-Blanc aussi, je n'avais par contre pas trop aimé le film.

Je ne me souviens pas avoir appris à lire, ni avec mon père ni toute seule.

Je me souviens de la première récréation juste après qu'on m'ait transférée en CE1. Des élèves de ma classe m'ont demandé quel âge j'avais. Cinq ans trois quarts, j'ai dit. Bouhou ! (ils étaient pliés de rire) ça existe pas ça ! J'ai essayé de leur expliquer mais ils m'ont dit que j'étais un bébé, que je ne savais même pas mon âge. Après on a parlé du père Noël, je ne sais plus pourquoi, et quand j'ai dit qu'il n'existait pas j'ai vu que je risquais gros, alors j'ai battu en retraite : il ne passe pas chez moi, ce sont mes parents qui me font des cadeaux. Ils étaient désolés pour moi, je l'étais pour eux : leurs parents les prenaient pour des imbéciles. Je me suis fait plein de copains quand même, mais on n'a plus parlé ni des quarts ni du père Noël.

Je me souviens des quarts et des pommes dauphine.

Tous les samedis midi ou presque, le seul repas qu'on prenait parfois avec Papa, Maman faisait des pommes dauphine parce que j'adorais ça. Papa aussi disait qu'il adorait et qu'il fallait partager équitablement. Evidemment le compte n'était jamais rond. Alors Papa coupait la pomme dauphine en quatre (bizarrement le reste était toujours à un, je me demande s'il en bouffait une en lousdé quand le reste était à deux). Puis il distribuait un morceau (un quart) à chacun d'entre nous. Après il faisait mine d'une intense réflexion pour savoir à qui distribuer l'autre quart. Je devais fournir des arguments pour le gagner, et pas toujours le même. J'étais acharnée. Ah tiens, disait-il quand enfin le morceau tant convoité arrivait dans mon assiette (mais pas toujours, pffffffff), ça te fait une moitié du coup. Une demie, quoi ; un quart et un autre quart ça fait donc un demi, bigre, voilà qui est intéressant.

Les problèmes de robinet sont nés le samedi midi aussi, quand Papa prenait mes mains dans les siennes pour les laver. Pouah, qu'elle est sale cette eau, heureusement que l'eau part plus vite qu'elle n'arrive sinon on marinerait dans la crasse. Tiens, combien de temps ça mettrait pour remplir le lavabo ? Compte les secondes ! Ah, et si on ouvrait un peu la bonde, ou s'il y avait un trou dans le lavabo, ou les deux ? Etc.

Souvent le dimanche matin je réveillais maman pour qu'elle me donne des problèmes à résoudre. Robinets ou trains de préférence. Je pense qu'elle a-do-rait me voir débarquer avec mon cahier de brouillon à six ou sept heures du mat' ! Mais on savait toutes les deux que Papa serait drôlement content quand on lui montrerait le cahier le lendemain, alors elle se redressait dans ses oreillers avec tout plein de dentelles au bord, elle me faisait une petite place dans son lit tout chaud et on travaillait.

jeudi 21 décembre 2006

1967:7 euh...

Rien, que dalle, une demi-heure devant l'espace d'édition du billet sans que rien ne me vienne à l'esprit. On pourrait dire que c'est l'année du twist, nan ?

Cassandre écoute « Salut les copains » l'oreille vissée à sa petite radio et elle m'apprend à danser le twist et le madison. Il n'y a qu'avec moi qu'elle danse parce qu'elle est timide. Moi ça m'arrange, comme elle a peur que des garçons veuillent l'embrasser sur la bouche elle m'emmène toujours dans ses surprises parties en disant que Maman lui a demandé de me garder (« quelle plaie de traîner la gamine ! », qu'elle fait avec un grand clin d'œil pour moi discretos[1]), et moi je danse et je danse, twist, madison, rock'n roll. Je chante Sylvie Vartan et Françoise Hardy. Je ne danse pas le rock parce que les garçons n'en ont rien à fiche d'une gamine de six ans mais je regarde bien et on le refait avec ma sœur à la maison.

Notes

[1] Wé, j'ai commencé très jeune ma carrière de garde du corps de ma frangine, avec ou sans Simca 1000.

- page 1 de 6